La musique classique, arme contre le rejet de greffes (le figaro.fr)

La musique classique, arme contre le rejet de greffes

Par  Jean-Luc Nothias - le 23/03/2012
Une étude japonaise a mise en évidence un lien direct entre l'écoute de Verdi ou de Mozart et le non-rejet de greffes cardiaques chez la souris.

 

On sait que la musique est censée adoucir les mœurs. À dose non nocive ou gênante, elle peut réduire le stress, favoriser la relaxation, adoucir la douleur et améliorer bon nombre de thérapies. Mais on sait moins que les souris sont mélomanes et que certaines musiques (dans ce cas Verdi ou Mozart) ont un impact très bénéfique sur la santé dans le cas des greffes d'organes. Avec, à l'appui, le dosage sanguin des principales protéines régulant le système immunitaire (interleukines ou interféron). S'il faut encore le démontrer chez l'homme (de manière autre qu'empirique), des chercheurs japonais de l'université de Teyko viennent de le prouver sur un modèle animal (publiédans Journal of Cardiothoracic Surgery).0c082d06-750b-11e1-be88-e1c47c730794-493x328.jpg

Les chercheurs ont pris de jeunes souris mâles âgées de 8 à 12 semaines. Tous ont subi une greffe cardiaque dans les mêmes conditions. Puis les animaux ont été répartis au hasard dans différents groupes. L'un a eu le droit pendant six jours d'écouter de l'opéra (La Traviata de Verdi) en boucle. Pour un deuxième groupe, cela a été du Mozart, pour un troisième de la musique New Age, pour un quatrième un son unique en continu. Un groupe témoin de souris sourdes a eu le droit à l'opéra et un autre groupe témoin n'a eu que le bruit ambiant.

La greffe cardiaque dans le groupe de souris ayant écouté de la musique classique a «survécu» bien plus longtemps que tous les autres: 20 jours après l'intervention, près de 50% des greffes restaient viables (et 40% après 30 jours, certaines tenant plus de 60 jours), tandis que pour les autres groupes, cette survie n'avait pas dépassé… 11 jours.

Le lien entre musique et modulation de la réponse immunitaire chez ces souris a été prouvé par dosage sanguin des molécules régulant le système immunitaire: les valeurs étaient très différentes, et bien plus favorables au non rejet de la greffe, chez les souris «traitées» à l'opéra que pour les autres.

L'effet de la musique classique, plutôt que d'une autre forme de musique, est donc clairement établi comme modulateur du système immunitaire. Les chercheurs pensent que cet effet pourrait passer par la voie du système nerveux parasympathique qui régule certaines fonctions corporelles de manière «automatique».

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