syndrome de la queue de cheval (source france 5)

Il s'agit d'une affection très particulière qui se situe dans le bas du dos. La colonne vertébrale se termine par les vertèbres lombaires, numérotées de L1 à L5 de haut en bas, puis vient le sacrum. On ne parle de syndrome de la queue de cheval que pour les problèmes qui surviennent en dessous de la deuxième vertèbre lombaire. Cette pathologie correspond à une compression des nerfs à cet endroit.

A l'intérieur de la colonne vertébrale passe la moelle épinière. C'est de là que partent la plupart des nerfs qui permettent le contrôle des différentes parties du corps. Cette moelle ne descend pas jusqu'en bas de la colonne vertébrale : elle s'arrête justement sous cette fameuse deuxième vertèbre lombaire.

Sous la moelle, se trouve un paquet de racines nerveuses qu'on appelle la "queue de cheval". Ces nerfs, qui ressortent au niveau des dernières vertèbres lombaires ou du sacrum, permettent de contrôler les organes situés dans le bassin et les membres inférieurs. Quand ils sont comprimés, on parle de syndrome de la queue de cheval. Les messages nerveux passent moins bien, ce qui peut entraîner des douleurs, une perte de sensibilité et une paralysie partielle des membres inférieurs ou encore des troubles des sphincters.Ce syndrome peut survenir chez tous les adultes, homme ou femme, à n'importe quel âge. La cause la plus fréquente est la hernie discale, c'est-à-dire un disque entre deux vertèbres qui vient appuyer sur les racines nerveuses. Mais il peut aussi s'agir d'une tumeur qui, en grossissant, vient faire pression sur les nerfs. Dans tous les cas, une seule solution : l'opération chirurgicale.

Ce qu'il faut vraiment retenir du syndrome de la queue de cheval est l'urgence de l'intervention. En effet, tout se joue quasiment dans les vingt-quatre heures après l'apparition des symptômes. Dès que le diagnostic est clairement établi - par IRM, par exemple -, il faut opérer vite, car ce syndrome peut entraîner des séquelles irréversibles.

C'est d'ailleurs pour cela que de nombreux patients gardent quand même des séquelles après l'opération. La perte de sensibilité des organes génitaux et des membres inférieurs peut mettre des mois à s'atténuer, et parfois, certaines sensations ne reviennent jamais.

Même s'il ne faut pas paniquer au moindre mal de dos, il faut rester très attentif aux sensations inhabituelles : engourdissement des membres inférieurs ou fourmillements, chutes inexpliquées ou symptômes un peu étranges quand on urine. Il ne faut pas hésiter à consulter au plus vite un médecin pour être fixé.

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